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Google AMP : top 10 des éditeurs en septembre 2016

 

Google AMP a fêté ce moi-ci son 1er anniversaire et j’ai le plaisir de partager avec vous de nouvelles stats exclusives concernant Google AMP pour la France, grâce aux datas fournies par l’outil Google News / Google AMP NewsDashboard. Un an après le lancement, un grand nombre des éditeurs media majeurs ont a présent rejoint la plateforme, (à l’exception majeure du Monde, du Figaro et de l’Equipe, ce qui n’est pas rien). Depuis le classement publié en mai 2016, le top 10 a beaucoup évolué. Si le duo de tête reste inchangé (20 minutes assez largement devant Le Parisien), le reste du classement a beaucoup bougé.

D’abord parce qu’il y a eu depuis lors de nouveaux sites qui ont rejoint la plateforme, comme Le Point ou PurePeople, ensuite car il y a eu des évolutions de périmètre de plusieurs sites majeurs. France TV Info et France Info ont ainsi fusionné fin aout, tandis que le groupe TF1 a regroupé ses 3 marques Métronews, LCI et My TF1 News sous la bannière unique de LCI. Si la fusion FTV Info/ France Info a été largement bénéfique à la marque unique France Info, les classement de TF1 ont très sensiblement reculé avec les fusion des 3 sites de news du groupe.

Top 10 des éditeurs sur Google AMP entre Mai et septembre 2016
Top 10 des éditeurs sur Google AMP entre Mai et septembre 2016 (Source : NewsDashboard)

On remarque une forte poussée des sites de lifestyle ces derniers mois. Melty, qui était absent du top 10 en juin est 8è sur la moyenne des 6 derniers mois et même 3è au mois de septembre. PurePeople se hisse quant à lui en 10è place. On note l’entrée des Echos en 7è place en septembre, et qui était absent du top 10 jusqu’alors, bien que partenaire officiel d’AMP depuis son lancement.

Le classement, qui était jusqu’alors dominé par l’actualité généraliste commence donc à s’ouvrir au lifestyle, et cela devrait encore progresser dans les mois à venir. Après la période faste des débuts, la concurrence devrait commencer très vite à être féroce, à mesure que l’audience progresse en volume et que le nombre des sites rejoignant la plateforme augmente. On évoque entre 3 et 20% de l’audience totale, selon les sites, ce qui est considérable et qui s’explique notamment par la présence massive de d’AMP dans Google News (application et site mobile). Etre absent d’AMP aujourd’hui, ou être peu visible dans les carrousels AMP, c’est voir son audience Google actualités reculer massivement.

Top 10 des éditeurs sur Google AMP en septembre 2016
Top 10 des éditeurs sur Google AMP en septembre 2016 (Source : NewsDashboard)

Les résultats AMP sont affichés de deux manières : sous forme de liens simples en milieu de page et sous forme de carrousels imagés en haut de page. Evidemment, ce sont les carrousels qui apportent le plus d’audience, et de très loin. C’est donc là qu’il est prioritaire d’être visible. Si l’on se concentre sur la visibilité dans le carrousel AMP, on note que le top 10 est assez différent, ce qui tend à prouver que si certains sites sont très bons sur les résultats texte, ils peinent encore à remonter dans les résultats carrousels à forte audience.

Top 10 des éditeurs dans le carrousel Google AMP entre mai et septembre 2016
Top 10 des éditeurs dans le carrousel Google AMP entre mai et septembre 2016 (Source : NewsDashboard)

Si le classement des 6 premiers du top 10 est exactement identique en visibilité carrousel et en visibilité globale, il n’en est pas de même pour le reste du classement. LCI qui est absent du top 10 tous résultats confondus, se hisse à la 7è place en septembre pour le carrousel alors qu’à l’inverse, Les Echos, 7è au classement général n’est que 9è pour le classement carrousel. Idem pour Purepeople qui n’arrive pas à se hisser dans le top 10 pour le carrousel.

Top 10 des éditeurs dans le carrousel Google AMP en septembre 2016
Top 10 des éditeurs dans le carrousel Google AMP en septembre 2016 (Source : NewsDashboard)

On peut s’attendre à encore de nombreux changements dans les mois à venir. Rendez-vous dans quelques semaines pour un nouveau classement.

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App Store Optimization : les points clé pour réussir son ASO

Lors de l’App Strategy Workshop le 21 Mai dernier à Paris, j’ai eu le plaisir d’animer une table ronde sur l’App Store Optimization, ou ASO, c’est à dire l’optimisation des applications mobiles pour la recherche dans les magasins d’apps. Cette table ronde a réuni plusieurs des meilleurs spécialistes français de la question, dont Alexandra Combeau de Karos, Grégoire Mercier de Mobile Addict, Guillaume Sicard de Vizapp et Benjamin Lorthiois de Cellfish.

Ces experts, en charge du marketing mobile et de l’ASO dans leur entreprise ont partagé beaucoup de points de vue intéressants et de conseils sur les bonnes pratiques en App Store Optimization : organisation, principaux critères de classements, l’impact des éléments visuels, beaucoup de bons conseils à retirer de ce workshop.

De droite à gauche : Alexandra Combeau, Grégoire Mercier, Guillaume Sicard; Benjamin Lorthiois et Virginie Clève
De droite à gauche : Alexandra Combeau, Grégoire Mercier, Guillaume Sicard, Benjamin Lorthiois et Virginie Clève

Quand et comment mettre en place l’ASO

Pour Benjamin Mercier, il est clair qu’il faut le faire le plus tôt possible,  avant même la création de l’appli, afin d’évaluer le potentiel dans les stores en terme de nombre de téléchargements. C’est un travail tout d’abord orienté produit, puis un travail entre l’équipe acquisition et l’équipe produit.

Mais ce travail ne s’arrête pas une fois l’application lancée. Alexandra Combeau insiste sur le fait que c’est un travail de fond, à mener tout au long de la vie de l’app. l’ASO doit suivre le cycle de vie du produit. Chez Karos, c’est l’équipe marketing qui s’en charge. Grégoire Mercier précise qu’il faut mettre en place un processus d’itérations sur les mots clés afin de supprimer ceux qui ne performent pas et en tester régulièrement de nouveaux.

Guillaume Sicard quant à lui conseille de passer d’abord par un store alternatif Android pour tester sur 3 semaines la performance de l’optimisation de la fiche, en conditions réèlles. Un bon nombre d’acteurs du gaming utilisent cette technique selon lui.

Comment réussir son icône

Pour se distinguer, être disruptif peut être une bonne idée. Guillaume Sicard conseille de tester un format original sur Android (impossible sur l’App Store, ou l’icône sera forcément carrée à coins arrondis) par exemple un rond sur fond carré transparent. On se détache ainsi fortement des autres icônes sur le springboard du smartphone.

Mais on ne réussit pas à tous les coups. Parfois, il faut tout changer quand on se rend compte que cela ne fonctionne pas. Cela a été le cas pour Grégoire Mercier au lancement de son jeu Picsquizz. L’icône peut vraiment faire la différence entre une application qui fonctionne et une qui ne fonctionne pas. Certaines études montrent que l’icône rentre à 25% en ligne de compte dans le choix de télécharger ou non une application.

Alexandra Combeau insiste sur le fait que l’icône est à travailler avec le produit et en fonction de l’univers de concurrence. L’ensemble doit être cohérent. Un petit plus sur Google Play : la possibilité d’évènementialiser l’app en modifiant l’icône. C’est une tactique très employée par l’univers du gaming, par exemple à noël ou à Halloween. L’icône pourrait, selon certaines analyses, permettre de générer 15% de téléchargements additionnels si elle est très réussie.

Un autre élément important sur lequel Alexandra a attiré notre attention : une icône refondue, cela veut dire pour l’internaute que l’app a fait l’objet d’une mise à jour importante. Plutôt utile pour réactiver des utilisateurs dormants parcourant les écrans de leur smartphone… Un autre avantage de Google Play par rapport à l’App Store, c’est de pouvoir avoir une icône différente par pays, e s’adapter ainsi aux gouts locaux. Certainement une piste à creuser.

Les principaux critères ASO

Pour Grégoire, ce sont et de loin les screenshots. Ils sont la première chose que l’on voit en faisant une recherche dans le store, et en arrivant sur la fiche. La force de l’image sur le texte est pour lui indubitablement le premier vecteur de conversion.

Pour Alexandra, les critères ne sont pas les mêmes si l’on parle de quali ou de quanti. Pour elle, ce qui va le plus influencer les téléchargements, ce sont le titre de l’app et les mots clé (sur iOS) et le titre de l’app et sa description (sur Google Play). Mais ce qui va le plus influencer la conversion, c’est plutôt la note globale, l’icône et les screenshots.

Guillaume Sicard enfonce le clou : la note globale et les commentaires ont un impact très fort sur la performance sur Google Play.

Benjamin Lorthiois quant à lui attire notre attention sur le fait qu’une des questions cruciales qui est selon lui un point clé de l’ASO, c’est de trouver le point de bascule à partir duquel on va obtenir une place suffisante dans les classements (via des campagnes payantes) pour déclencher des téléchargements organiques. C’est l’un des points sur lesquels l’équipe marketing mobile de Cellfish travaille en continu.

La vidéo de démo : indispensable ou gadget ?

Alexandra est catégorique, pour elle c’est un must car un très bon vecteur d’acquisition. Elle rappelle que selon une étude récente, on pourrait atteindre jusqu’à 16% d’installations en plus avec l’app Preview sur App Store.

Grégoire Mercier est quant à lui lui nuancé. En théorie c’est bien, mais en pratique cela peut être contreproductif si la vidéo n’est pas de très bonne qualité. Si vous n’avez ni le temps ni les moyens, concentrez-vous plutôt sur les visuels.

Guillaume Sicard est quant à lui sceptique sur l’intérêt de la vidéo de démo. Pour lui cela dépend des vidéos. Et insiste sur le fait qu’on n’a pas de données concrètes, et qu’en réalité, personne ne sait vraiment si ça marche.

Mesurer les effets de l’ASO

C’est loin des points critiques, car il est en effet très difficile de mesurer les effets de l’App Store Optimization.

Concernant le suivi de performance de toutes les sources d’acquisition, Benjamin Lorthiois conseille Mobile App tracking qui lui permet de déterminer le taux de transformation sur l’organique et AppAnnie pour le benchmark de ses concurrents et le suivi mots clés. App Annie lui permet également de suivre l’effet halo entre payant et gratuit.

Guillaume Sicard quant à lui recommande Sensor Tower, qui est un outil reconnu pour le suivi mots clés sur les stores, ainsi que son propre outil, Vizapp, dont le lancement est prévu pour bientôt… A suivre donc.

Alexandra Combeau propose de passer chaque optimisation dans une mise à jour différente, de manière à mesurer les effets de chaque élément sur la courbe de téléchargements et d’utilisateurs actifs. Elle recommande aussi de pratiquer quelques tests AB sur des visuels via Adwords ou Facebook Ads.

Pour les plus riches d’entre nous, Grégoire Mercier conseille Store Maven, qui permet de simuler totalement le store et donc de récupérer des métriques complètes. Cette maitrise a clairement un cout… Autre solution, les interfaces App Analytics d’Apple qui donnent de plus en plus d’informations sur ce qui se passe sur l’App Store.

Le titre de l’app : entre App Store Optimization et image de marque

On voit de plus en plus d’applis dont le titre est très long, rempli de mots clés et peu sexy. J’ai donc demandé aux 4 experts leur avis sur la question. Alors, on privilégie l’optimisation ou le style ?

Pour Guillaume Sicard c’est très clair, les abus d’optimisation sur le titre ont un impact négatif sur l’image de marque. Il précise que même si l’espace alloué pour le titre est important au remplissage de la fiche, celui-ci est tronqué ou bout de 20 à 30 caractères et que par conséquent il vaut mieux faire court et ne pas mettre plus de 2 ou 3 mots clés maximum.

Benjamin Lorthiois nuance : tant que la marque n’est pas forte, il est nécessaire d’être descriptif et de dire dans le titre ce que fait l’app sinon cela ne convertit pas. Chez Cellfish, les titres des applis ont du reste été rallongés pour mettre plus descriptifs et ils sont satisfaits des résultats.

Attention nous précise Grégoire Mercier, Apple déteste l’abus d’ASO et un titre à rallonge pourrait vous desservir au moment ou Apple choisit les applications qu’il va mettre en avant éditorialement sur la home du store.

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Pour en savoir plus sur cette table ronde, vous pouvez lire le compte-rendu qu’en a fait Alexandra Combeau ou

Regarder la vidéo intégrale de ce workshop

Retrouvez les experts sur les réseaux sociaux : 

Alexandra combeau @mayaheine
Grégoire Mercier @gregmercier
Guillaume Sicard @vizapp
Virginie Clève @largow

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AdExchange sur iAd : une bonne nouvelle pour le marketing mobile !

Lancé en grande pompe en 2010, le produit publicitaire mobile d’Apple n’a jamais vraiment décollé. En cause : des conditions drastiques au lancement obligeant l’annonceur à passer par le studio de création d’Apple, le manque d’outils de suivi disponibles et le montant minimal de campagne d’1 million de dollars. Un paille…

Une autre limitation qui a très clairement freiné le développement d’iAd, c’est l’obligation de traiter en direct avec les équipes d’Apple, alors que la majorité des annonceurs sous-traitent le plus souvent leurs plans marketing à des agences qui gèrent pour eux la relation chronophage avec les plateformes.

4 ans plus tard, le nombre d’éditeurs d’applis mobiles ayant conscrit un contrat de régie chez Apple ne dépasse pas les 250 000 dans le monde. Même il s’agit le plus souvent de supports de grande qualité, les parts de marché de la régie iAd sont très faibles : moins de 3% du CA total de la publicité mobile dans le monde. Résultat : beaucoup d’emplacements restent vides, ce qui ne fait pas les affaires des éditeurs qui ne se bousculent pas au portillon. Et c’est bien insuffisant pour les ambitions du géant américain.

Mais cela pourrait changer très bientôt. En effet, Rubicon Project a annoncé qu’un accord venait d’être signé avec Apple pour la mise en place d’une plateforme de RTB. C’est une très bonne nouvelle pour les annonceurs, car avec ses supports de qualité, ses utilisateurs iTunes à haut revenu, ses 400 critères de ciblage et ses options de retargeting, Apple est une régie on ne peut plus attractive…

A l’heure où les marketeurs cherchent à présent des leviers pour générer du téléchargement de qualité tout en conservant un CPI convenable, iAd va se révéler très intéressant, même pour les petits budgets, et constituer une vraie alternative aux Facebook et Twitter Ads qui montaient fortement en puissance ces derniers mois dans les plans marketing.

C’est un revanche une moins bonne nouvelle pour les sites support, qui vont certes augmenter leur inventaire, mais voir dans le même temps baisser drastiquement leur CPM moyen. Pas sûr qu’ils s’y retrouvent tant que ça…

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Marketing mobile Nouveaux Ecrans

Promouvoir une appli mobile : 15 conseils pour réussir

Emerger sur les stores est devenu de plus en plus compliqué. Les places sont chères et les budgets pas extensibles. Alors comment y parvenir ? Le plus souvent, en mêlant astuces et bon sens, et en mixant les techniques classiques éprouvées et les nouveaux leviers web et mobile. L’objectif final : en mêlant les moyens gratuits et les moyens payants, on optimise ses budgets de campagnes et on fait baisser son cout moyen par installation (ou CPI). Lors des Appdays 2014, la conférence annuelle des développeurs et marketeurs de l’industrie du mobile, nous avons eu l’occasion mon ancienne consoeur de Radio France Solenn Mazuet et moi-même de présenter les principaux leviers que nous avons activé pour accompagner le lancement de plusieurs applis pour la groupe Radio France, dont j’étais jusqu’à cet été Directrice Marketing & Opérations.

Earned, owned, paid et shared

La stratégie gagnante, c’est d’activer dans son mix marketing mobile 4 types de leviers.

Earned, Owned, Shared, Paid : les 4 leviers d'un bon mix marketing mobile
Earned, Owned, Shared, Paid : les 4 leviers d’un bon mix marketing mobile

– Owned : les supports que l’on possède directement ou indirectement. Site internet, plaquettes et supports de communication, appli mobile, profils sociaux, emplacements « physiques » déjà acquis ou déjà payés ans le cadre d’une autre opération

– Earned : les supports que l’on peut acquérir via des actions de communication. Retombée presse, articles de blogs

– Paid : les supports que l’on paie. RTB, social Ads, Adwords, publicité display, affiliation, etc.

– Shared : les supports de partages sociaux. Tweets d’influenceurs et d’ambassadeurs de marque, bouche à oreille, liens depuis des sites ou des blogs

15 conseils pour générer beaucoup de téléchargements pour votre appli

1. Préparer en amont un « Kit promo »

Avoir à sa disposition tous les textes, formats publicitaires, visuels ou vidéo de promo avant la publication de l’appli

2. Faire feu de tout bois

Toute action de communication, tout plan déjà prévu quelque soit son usage peut servir à promouvoir votre appli. Vous avez déjà prévu un flyer pour promouvoir un évènement ? Insérez un encadré de promotion de votre appli avec un lien court type bitly

3. Feu sur l’autopromo

Programmez de l’autopromo display (en ciblant finement, comme pour une campagne payante) sur tous vos supports numériques ou physiques

4. La vidéo de démo n’est pas une option

Elle est incontournable pour votre visibilité sur les plateformes vidéo, pour les partages sociaux et aussi pour votre page appli sur les stores. L’humour est un plus si votre marque s’y prête et que ce n’est pas une « posture » vide de sens. Exemple ici avec la vidéo de démo de l’appli France Bleu foot, présentée par Jacques Vendroux, gâteau irlandais inclus :-).

 

5. Créer un site ou une page dédiée pour votre appli

Et mettez là en valeur par des rebonds sur le site. Linkez-là pour qu’elle se positionne en SEO. Il existe des tas d’outils gratuits ou pas chers pour cela : des outils pour créer une page comme Landr ou des thèmes WordPress tout prêts.

6. Soignez vos pages sur les stores

Elle doivent être lisibles, démontrer les bénéfices produit de votre app. Mettez un soin tout particulier à la réalisation de vos screenshots qui sont cruciaux pour la conversion.

7. Faites de l’ASO ou App Store Optimisation

C’est l’équivalent du SEO, mais pour les applications. 50% des téléchargements sur un store se font via le moteur de recherche interne de celui-ci, alors cela vaut la peine de se pencher sur la question… Post à lire sur Café Référencement pour tout savoir sur l’ASO

8. Pratiquez l’AB testing

L’AB testing dans l’appli c’est cher, mais on peut AB tester son icône, ses screenshots, son texte de présentation et d’autres choses à moindre frais avec un peu d’astuce.

9. N’oubliez pas les blogs spécialisés

Les blogs spécialisés sont très influents en recommandation d’apps. Ne les oubliez pas, et oubliez le blabla marketing pour vous adresser à eux.

10. Inscrivez-vous à des concours d’applis

C’est une autre manière de communiquer et de générer du buzz autour de votre appli.

11. Communiquez avec Apple au bon moment pour espérer un featuring

Il est très compliqué d’être sélectionné par Apple mais pas impossible, à condition de les informer 3 semaines avant le lancement de votre app et de leur envoyer toutes les informations requises.

12. Utilisez les leviers payants

Les adwords, adsense, Facebook ou Twitter Ads peuvent être très efficaces pour générer de l’installation. Admob et iAd aussi. Un mot d’ordre : tester.

13. Viralisez via la Twitter App Card

L’app Card Twitter, c’est gratuit et le taux de clic est très bon. A ne pas oublier…

14. Mettez vos covers sociales aux couleurs de votre appli

La cover est publiée dans le newsfeed sur Google+ et Facebook, sans oublier que beaucoup utilisez Twitter en version web. A ne surtout pas oublier donc…

15. N’oubliez pas la Smart App Banner

Elle permet d’afficher un bandeau proposant le téléchargement de votre appli depuis votre site web, lors de la consultation sur iPhone et iPad. Ca serait dommage de s’en passer… Plus d’infos sur le site d’Apple.

Retrouvez le détail de ces 15 conseils et plus encore dans le support de la conférence et dans une interview sonore réalisée lors des Appdays

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Ergonomie et conversion sur mobile : les bonnes pratiques

Cet article est la seconde partie du compte rendu de l’App Strategy Workshop qui s’est tenu le 25 septembre dernier à Paris. J’ai eu le plaisir d’animer une table ronde sur l’expérience utilisateur des applications mobiles, à laquelle ont participé Vincent Roussilhon de Blablacar, Louis Rouffineau de La Company, Edouard Andrieu du Monde.fr, et Moritz Daan de Soundcloud. Ces spécialistes, en charge du Product Management dans leur entreprise et passionnés d’UX et d’UI ont partagé avec la salle beaucoup de points de vue et d’informations intéressants sur leur manière d’envisager l’ergonomie et la conversion sur mobile.

L’A/B testing sur mobile

L’AB testing commence à être très répandu et très utilisé sur les sites web. Il existe de nombreuses solutions sur le marché et la quasi totalité des ecommerçants l’utilisent pour optimiser leur taux de conversion. Les medias s’y sont mis aussi, mais plus récemment. Qu’en est-il sur le mobile ? Pour Louis Rouffineau de La Company, il y a encore un manque de maturité en la matière sur le marché français. Il est vrai que la mise en place d’un AB test sur mobile n’est pas aussi aisé que sur le web. C’est encore un SDK de plus à installer, paramétrer et tester. Les coûts et les délais font encore reculer nombre de clients.

Côté Blablacar, on assume ne pas être encore très bon en la matière. Mais c’est une priorité pour 2015, en particulier sur tout ce qui touche à ce que l’on nomme l’ On boarding qui est crucial pour l’adoption de l’app. Qu’est ce que l’ On boarding ? Ce sont les écrans de tutoriel qui s’affichent à la 1ère ouverture d’une application que vous venez de télécharger et qui vous expliquent comment l’utiliser. Même son de cloche au Monde, où l’on prévoit de mettre en oeuvre des tests AB pour la partie abonnement numérique en 2015.

Chez Soundcloud, on a intelligemment contourné le problème des couts d’implémentation techniques d’une solution AB testing en testant via Adwords l’icône de l’appli et les screenshots. Cela semble si évident, mais il fallait y penser !

Crédit photo : Soundcloud
Comment Soundcloud AB teste son icône et ses screenshots via des annonces Adwords – Crédit photo : Soundcloud

Rétention et fidélisation des mobinautes

C’est l’un des grands enjeux pour les développeurs d’applications. En effet, un téléchargement coûte cher (entre 1 et 4 euros). Pour rentabiliser son investissement, il faut arriver à transformer les mobinautes en utilisateurs réguliers. Sur des supports de contenu comme Le Monde ou Soundcloud, le principal levier est clairement le push notification. Plus de la moitié des mobinautes les autorisent, c’est donc une base contactable considérable. En revanche attention à l’excès, trop de pushs conduit à la suppression de l’autorisation par l’utilisateur ; voire à la désinstallation pure et simple de l’application. C’est pour cette raison qu’au Monde, c’est la rédaction qui décide ce qui sera pushé et quand.

Mais les notifications ne servent pas qu’à la génération d’audience. Chez Blablacar par exemple, on les utilise essentiellement pour la qualité de service. L’objectif est pour eux d’améliorer l’expérience utilisateur en fournissant la bonne information au bon moment via une notification. Le push n’est pour autant pas toujours la panacée. Selon Louis Rouffineau, le SMS est parfois plus efficace et moins couteux. Les techniques marketing traditionnelles ont donc encore du potentiel sur mobile…

Un autre moyen de générer de l’audience à peu de frais, ce sont bien sûr les partages sociaux. Pour augmenter la partageabilité, l’ergonomie des boutons est cruciale. Soundcloud a beaucoup travaillé cet aspect dans son player, entièrement revu pour être plus épuré. Moins de boutons et des libellés simples, ce sont autant de chances d’augmenter les signaux sociaux.

Gérer l’attente

L’attente sur mobile… cette plaie que nous vivons quotidiennement selon la qualité de notre connexion réseau, en particulier dans les transports. Si les développeurs d’applications ne peuvent pas faire grand chose pour accélérer la connexion, ils peuvent cependant arriver à distraire un peu l’internaute et à donner l’impression au mobinaute que le temps plus vite.

Sur ce point, Louis Rouffineau est catégorique : la meilleure pratique est de charger la structure vide afin que le contenu y apparaisse au fur à mesure du chargement, et surtout de ne pas mettre de splash screen en ouverture, à moins que l’on n’aie des contraintes techniques imposant cet état de fait. Même son de cloche chez Blablacar où l’on a supprimé l’écran d’accueil depuis un moment et ou l’on travaille sur la taille de l’application au global, afin qu’elle prenne le moins de place possible dans le téléphone. Il est vrai que lorsqu’on a besoin d’espace disque, on s’attaque en premier aux applis les plus gourmandes…

Chez Soundcloud, on a gardé le splash screen, mais un très gros travail d’optimisation technique sur le chargement a été réalisé pour qu’il ne s’affiche quasi jamais. Et effectivement, je ne l’ai personnellement quasi jamais aperçu. Une belle performance car l’application charge quand même des fichiers sons, plutôt plus lourds que du texte.

Dans le secteur média, l’écran d’accueil reste cependant la norme, et Edouard Andrieu du Monde nous explique pourquoi : il est indispensable pour masquer le chargement de l’interstitiel publicitaire. Il sert également à charger en arrière plan les premiers contenus mis à jour, afin qu’à l’ouverture de l’application on puisse proposer au lecteur les contenus les plus frais possibles.

Sur la question de la gestion de l’attente sur mobile, je vous recommande l’excellente présentation d’Amélie Boucher à Paris Web 2013 qui résume tout ce que l’on peut faire pour améliorer la perception de l’internaute de l’attente sur mobile.

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Expérience utilisateur et design des apps mobiles : comment ne pas se tromper

Lors de l’App Strategy Workshop le 25 septembre dernier à Paris, j’ai eu le plaisir d’animer une table ronde sur l’expérience utilisateur des applications mobiles, à laquelle ont participé Vincent Roussilhon de Blablacar, Louis Rouffineau de La Company, Edouard Andrieu du Monde.fr, et Moritz Daan de Soundcloud. Ces spécialistes, en charge du Product Management dans leur entreprise et passionnés d’UX et d’UI ont partagé beaucoup de points de vue intéressants sur les dernières tendances du marché en terme d’expérience utilisateur et de design.

Flat Design : Est-ce toujours une bonne idée ?

C’est LA tendance actuelle en terme de design, particulièrement sur mobile, popularisée par Apple, puis par Google et par Microsoft, dans des versions aux esprits à la fois proches et éloignés. Un principe est cependant commun : en finir avec le SKUmorfism, singeant les objets de la vie réèlle et dont les deux exemples les plus emblématiques sont selon moi iBooks et Notes sur iOS.

skeuomorphism-iBooks-iOS
A gauche, l’effet « carnet à spirales » de l’appli Notes sur iOS. A droite, l’effet rayonnage de bibliothèque pour l’appli iBooks, également sur iOS.

Place au minimalisme et aux aplats de couleur, aux interfaces « clean » et élégantes. Mais gare au risque de passer à l’excès inverse, un design tellement clean qu’il devient absent et conduit l’internaute à ne plus savoir comment utiliser l’interface. iOS7 a clairement dépassé cette mince frontière. Je vous suggère la lecture du TumblR UX critique qui décortique tous les aspects problématiques du flat design sur iOS7.

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Ma première question au panel d’experts a donc été de savoir si le Flat Design leur posait des problèmes d’usabilité. Pour Edouard Andrieu, en charge du mobile au Monde, le Flat Design a en fait été un véritable « mieux » pour l’expérience utilisateur et il n’a noté aucune problématique particulière sur ce sujet.
Même retour d’expérience de Moritz Daan de Soundcloud qui a insisté sur le minimalisme : clarifier l’interface rend l’expérience plus agréable pour l’utilisateur, qui est perdu si on lui propose trop d’informations ou de fonctionnalités au même moment. Il semble donc que depuis les debuts du « flat », une vraie appropriation ait eu lieu qui a permis au meilleur des deux mondes d’émerger : lisibilité et facilité d’utilisation.

Vincent Roussilhon de Blablacar alerte tout de même sur les risques d’impact négatif sur la conversion globale et recommande de travailler fortement la signalétique, les formulaires et les boutons. Quelques effets d’ombre peuvent également, à certains moments, rester utiles selon lui.

Swipe, scroll, hamburger menu : bonne pratique ou catastrophe ergonomique ?

Une autre grande problématique lorsque l’on designe une appli, ce sont les gestes propres au tactile, comme le slide vertical pour rafraichir ou le swipe (ou glissement horizontal) pour afficher des fonctions masquées. Faut-il les utiliser (c’est tendance et on tire ainsi pleinement parti des possibilités offertes par le tactile) ou les éviter ? La représentation du menu sous forme de 3 traits empilés, comme un burger (le carré rouge en haut à droite de l’image un peu plus bas) pose aussi par mal de questions, car quelle autre solution pour afficher un menu dans un espace aussi petit ?

Swipe, slide, Tap & Hold

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Le scroll vertical (ou sliding) du haut vers le bas pour rafraichir une liste : l’exemple de la timeline de l’appli Twitter

Pour Louis Rouffineau, fondateur de l’agence LaCompany et qui développe des applis depuis plusieurs années pour des clients variés, si le swipe marche pour les listes car cela reste intuitif, le risque que l’internaute active ces fonctionnalités par erreur reste fort dans à peu près tous les cas. Il recommande plutôt l’utilisation du « Tap & Hold » (un appui prolongé du doigt avant déplacement horizontal ou vertical) mais précise qu’il vaut mieux, dans tous les cas, doubler le swipe d’un second accès plus « évident » via texte ou icône.

Vincent Roussilhon de Blablacar enfonce le clou en déconseillant fortement l’usage de ces gestuelles si l’on veut que l’appli puisse être facilement utilisable par « Madame Michu ». Edouard Andrieu du Monde est un peu plus nuancé, il précise que ces gestuelles ne sont pas forcément problématiques si l’on a bien travaillé les explications au moment de « l’On Boarding » (les écrans de tutoriel à la première ouverture) et des info bulles explicatives dans les premiers jours de l’utilisation, en contexte. Pour autant, sur l’appli du Monde aussi, les actions de swipe sont doublées d’un autre accès par un système de « cartes » afin de s’assurer que tous arrivent à naviguer correctement.

Chez Soundcloud, c’est le même principe, Moritz Daan nous précise que les actions de swipe sont doublées par un autre moyen de navigation.

swipe-hamburger-menu
A gauche, l’écran de fermeture d’iOS7 : il faut glisser vers la droite pour éteindre. A droite, un menu de navigation masqué derrière un « hamburger menu ».

Le Hamburger menu

Tous les membres du panel étaient d’accord pour dire que, si ce n’était pas la solution idéale, ils n’avaient encore pas trouvé d’alternative valable au hamburger.

Pour Louis Rouffineau, c’est plutôt un bon début mais sûrement pas une bonne fin : on y met en général tout ce que l’on n’a pas su placer ailleurs ou qui ne méritait pas d’être montré directement sur l’écran principal. Dans certains cas, il vaut mieux tout simplement ne pas mettre de hamburger du tout et tout afficher directement. C’est le cas par exemple d’une application que La Company a réalisée pour l’hôtel Ritz. Lorsque c’est servitiel, a fortiori dans l’univers du luxe, on ne peut pas courir le risque que le client n’arrive pas à utiliser une fonction. On affiche donc tout directement.

Chez Blablacar, on n’a mis de hamburger menu que sur l’appli Android, et on est convaincu que cela ne peut pas être le seul moyen de navigation.

Au Monde, la question du menu a crée un assez gros mouvement de protestation des internautes sur les stores lors du lancement de la nouvelle version de l’appli. En juin dernier. Les critiques se sont cristallisées autour de la disparition du menu. Ce qui est intéressant, c’est que Le Monde avait effectué un test utilisateur en amont, n’ayant pas révélé une quelconque gène des internautes et également une étude analytics montrant un très faible usage du menu. Le supprimer semblait donc plutôt une décision rationnelle et peu risquée.

Mais voilà, la présence du menu peut être un véritable élément de réassurance, un point d’ancrage. Peu utilisé certes, mais indispensable pour autant. Edouard Andrieu a également précisé que lorsque l’on a un très grand nombre d’utilisateurs, on ne peut pas avoir en test un panel à 100% exhaustif, représentant tous les usages minoritaires et qu’un très petit nombre de mécontents peuvent faire de gros dégâts en terme de notations sur les stores. Pendant l’été, Le Monde a remis en place le hamburger menu, et les notes sont remontées (La version actuelle dispose effectivement d’une note de 4 étoiles).

Chez Soundcloud, pas de Hamburger, mais plutôt une navigation au clic avec ou sans bouton d’action (le « hide » en bas à droite de la capture ci-dessous permet de masquer le player plein écran et de revenir à la home). Une attention toute particulière a été portée sur le player qui est la fonctionnalité la plus importante de l’appli. Le choix a été fait de masquer certaines fonctions afin de mettre en exergue le plus important, l’expérience, et le son.

Un tap pour faire "Play", un tap pour fair "Pause". Le bouton pause a disparu, mais le bouton Play lui reste visible. Le sharing est masqué derrière un bouton "More".
Un tap pour « Play », un tap « Pause ». Le bouton pause a disparu, mais le bouton Play lui reste visible. Le sharing est masqué derrière un bouton « More ».

La suite du compte rendu de cette conférence dans ce second article, ou l’on évoqueles 3 autres sujets brûlants pour les concepteurs d’applis :

– A/B Testing : quoi et comment tester ?
– Rétention : notifications et social sharing, comment ne pas aller trop loin ?
– Temps d’attente : comment le gérer au mieux ?

Lire l’article : Ergonomie et conversion sur mobile : les bonnes pratiques

N’hésitez pas à enrichir ce post par vos retours d’expérience en utilisant les commentaires.