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Growth Hacking : générer de l’audience gratuitement sur les réseaux sociaux

On parle beaucoup de Growth Hacking ces derniers temps, mais qu’est-ce au juste ? Juste un Buzzword ou une tendance de fond ? Une nouveauté ou un recyclage de pratiques ancienne. Eléments de réponse.

Portrait du Growth Hacker

En fait c’est le terme qui est nouveau, pas vraiment les techniques qui sont à l’oeuvre. Le Growth Hacking, c’est en fait le marketing malin et orienté data. L’objectif du growth hacker : faire croître le traffic, le chiffre d’affaire, le nombre d’utilisateurs, la fidélisation. C’est un mélange d’un grand nombre de qualités et de compétences en une même personne. Un bon growth hacker comprend le code (HTML, Javascript, PhP) et sait même un peu coder lui-même, il sait gérer un projet, faire de l’analyse de data, a des compétences en ergonomie, en SEO, en CRM, en conversion… Finalement, pour une dino du web comme moi qui bosse dans le numérique depuis 1999, ça se rapproche diablement du webmaster du début des années 2000 qui faisait un peu de tout et qui était un multicartes à l’affut de la nouveauté.

Oui, mais voilà, le web a beaucoup évolué depuis et les connaissances nécessaires pour être performant dans son métier ont tellement augmenté que les métiers se sont segmentés fortement autour de 2006/2008. Et professionnalisés aussi. Cela a des avantages (une équipe beaucoup plus experte) mais aussi des inconvénients (comment fixer clairement des frontières sur des métiers qui s’interpénètrent : comment faire du SEO aujourd’hui sans toucher au social par exemple ?).

Une équipe marketing digital aujourd’hui, c’est a minima : un web analyste, un pro du marketing acquisition, un SEO, un responsable CRM, un social media manager, un spécialiste trafic mobile, un product manager. 7 personnes, c’est couteux, et les startups ou les PME ne peuvent certainement pas se payer de pareilles équipes. D’ou le retour à un profil clé, couteau suisse, capable de gérer toutes les problématiques. Pour le moment, Growth Hacking est synonyme de startup, mais dans la réalité, le Growth Marketing est pratiqué partout, à des degrés divers, et nombreux sont les growth marketeurs qui s’ignorent encore.

Selon le cabinet de recrutement Clémentine, pour le moment les entreprises ne recherchent que des profils junior sur cette thématique. Mais cela ne devrait pas durer.

Comment acquérir des compétences en Growth Marketing ?

La réponse est très simple : tout comme en 200 sur les forums, le Growth Hacking s’acquière sur le tas, en étant curieux, en fouillant les sites pour développeur de Facebook, Twitter et consorts, en faisant un usage intensif de Twitter et des meilleurs blog en marketing numérique,  via des communautés comme l’excellent Growth Hacking.fr ou encore en participant aux meetups Growth Hacking Paris de La Family. Ces évènements, pour la plupart gratuits, réunissent tous les mois plusieurs centaines de startups et de passionnés de marketing digital autour de plusieurs thèmes comme le produit, le mobile, l’A/B testing, le SEO, l’emailing, les relations presse, etc.

Le 2 décembre dernier, j’ai eu le plaisir d’intervenir avec Adrien Moncoudiol qui a parlé de Growth Marketing mobile et Anthony Brebion de A/B Tasty qui a expliqué les erreurs à ne pas commettre pour réussir ses tests A/B. De mon côté, je suis intervenue sur le social média

Growth Hacker les réseaux sociaux

Il existe de nombreuses manières de générer de l’audience sur les réseaux sociaux, même avec peu ou pas de budget : en utilisant les trending topics, en news jackant l’actualité, en utilisant les listes Twitter pour créer de l’engagement,… Mais aussi en utilisant des fonctions peu ou pas connues des Twitter Ads et des Facebook Ads. J’ai par exemple expliqué comment utiliser des Twitter Cards un peu secrètes pour récupérer gratuitement des adresses email ou comment ajouter un call to action sur ses posts Facebook.

N’hésitez pas à partager vos propres astuces via les commentaires.

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Tirer parti de Youtube pour développer son audience

100 heures de contenu sont uploadées sur Youtube chaque minute, 500 ans de vidéos y sont vues chaque jour, 700 vidéos Youtube sont partagées chaque minute sur Twitter. Des chiffres qui donnent le vertige… et qui incitent fortement à développer la visibilité de sa marque sur la plateforme.

Lors du Google for Media Summit à New York fin juillet dernier, Valérie Streit qui est en charge chez Youtube de la diffusion des bonnes pratiques sur le secteur média et la politique a donné beaucoup de conseils aux éditeurs pour améliorer leur visibilité sur la plateforme.

La vignette et le titre, des éléments indispensables

Pour générer de l’audience, il faut bien choisir sa vignette image et son titre, qui doivent appeler au clic et au partage. Ce sont les principaux gages de viralité.

La vignette doit :
– Etre lumineuse, nette, de bonne qualité
– Ne pas contenir trop de texte
– Etre claire et lisible sur tous les devices

Allonger la durée de visionnage au maximum

Le fait que la vidéo soit visionnée en entier influe sur les classements dans les pages de résultats de recherche de Youtube car c’est un signe de bonne qualité du contenu. A savoir : La durée moyenne d’une vidéo sur Youtube est de 3 minutes et 35 secondes mais pour Valérie Streit, il n’y a pas de longueur idéale. Il faut se concentrer sur le fait de proposer un bon contenu, rythmé et disposant d’un montage travaillé plutôt que sur la durée de la vidéo.

Le taux de rebond influe aussi. Youtube compare le pourcentage de lecture de votre vidéo et le taux de rebond sur la page de celle-ci avec les données équivalentes pour les autres vidéos de la même thématique disponibles sur la plateforme. Il ne faut donc pas seulement avoir du bon contenu bien optimisé, il faut avoir du meilleur contenu mieux optimisé que celui de l’univers de concurrence. Il faut aussi bien calibrer la durée des vidéos que l’on propose afin qu’elles soient en maximum lues jusqu’au bout.

Le autres critères de classement

Ce sont tous des critères d’engagement, ce qui semble vraiment logique :

– le nombre de mises en favoris
– le nombre de souscripteurs à votre channel
– le nombre de likes et dislikes
– le nombre de partages
– le nombre de commentaires
– les clic sur les annotations (des overlays clicables qu’on peut ajouter à la vidéo)

Le Live streaming

Valérie Streit conseille de tester le live streaming pour ses qualités d’interactivité et d’engagement des utilisateurs : le live permet de cultiver la conversation avec les internautes et de rendre les marques plus proches. Pour elle, ce format est intime, contrairement au broadcast classique. Il appelle le commentaire et l’interaction.

Le live peut produire une très grosse audience à condition de disposer d’un plan de promotion de celui-ci par tous les canaux à votre disposition : homepage du site, réseaux sociaux, autopromo,… Il faut partager le lien vers le live partout ou cela est possible.

Stratégie d’acquisition

On l’oublie souvent, mais ce sont VOS habitués sur VOS supports (appli, site, page Facebook, etc.) qui sont la première population à cibler : il faut tout mettre en oeuvre pour les convertir en abonnés Youtube. Les vidéos embeddées ont un grand rôle à jouer dans la mise en place de cette stratégie ; que ce soit sur le site ou via les posts vidéos sur Facebook ou Twitter.
Il ne faut pas oublier non plus les liens croissants entre Google+ et Youtube…
La question à se poser c’est : « qu’est ce qui ca faire qu’on aura envie de partager mon contenu ? »

Un second axe, c’est la cross promotion. Là encore il s’agit d’une méthode gratuite et souvent oubliée. Jouez la collaboration avec d’autres chaines de votre réseau ou des chaines amies pour augmenter votre reach.
La chaine Youtube CNN-Buzzfeed est un exemple réussi de ce que ce type de collaboration peut apporter.

La chaîne Youtube commune CNN et Buzzfeed
La chaîne Youtube commune CNN et Buzzfeed

Quand poster ?

Le « prime time » sur Youtube est autour de 19H et se prolonge jusqu’à 22h, mais c’est aussi le moment ou la concurrence entre les vidéos est la plus forte.
Pour les contenus longs, le week-end est définitivement le meilleur moment.
Valérie Streit conseille de tester divers horaires afin d’identifier celui qui correspond le mieux à la cible de chacun.

L’essentiel des vues d’une vidéo interviendront dans les 72h, avec un pic les 2 premières heures, le moment où l’on poste est donc à choisir avec soin.

Google Hangout

Valérie Streit conseille de faire un montage de 1 ou 2 minutes des meilleurs moments d’un hangout récent grâce à l’outil « Timestamp link »

Ces derniers mois, Google met beaucoup d’énergie dans la promotion de ce produit pour pousser à son adoption massive. Pour le moment, les résultats sont faibles en France mais on commence à voir un bon nombre d’expérimentations.

Les outils à disposition des éditeurs et des journalistes

Youtube Creator Playbook
– Analytics et gestion de channel sur mobile : YouTube Creator Studio
Guide pour débuter dans le live streaming

Comme pour à peu près tout dans l’univers numérique, pour réussir il faut tenter, mesurer, modifier, relancer et voir ce qui fonctionne pour sa propre audience.

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Un nouveau blog sur le marketing numérique

Au moment du lancement de Café Référencement, en mars 2010 (déjà 4 ans !), j’avais déjà l’idée d’ouvrir un second blog, qui serait dédié à tous les autres aspects du marketing. Et puis le temps a passé et à certains moment j’ai même eu pas mal de mal à faire vivre CafeRef. Le pari de ce blog, c’était d’y trouver d’autres choses que sur les blogs SEO déjà en ligne et très bien faits, en axant sur les sites média et les sites de contenu en général. De ce point de vue, je pense que c’est réussi et évidemment, Café Référencement continuera d’être alimenté régulièrement (enfin, je vais essayer…).

Mais (l’âge aidant sûrement), j’ai d’autres centres d’intérêt que le SEO aujourd’hui et j’avais envie de partager mes réflexions et convictions sur la stratégie digitale en général : le marketing produit, le social média, le CRM, l’acquisition d’audience,… En bref, un peu tous ces sujets dont je parle sur mon compte Twitter chaque jour.

Cet blog s’adresse évidemment aux webmarketeurs de tout poil, mais aussi à tous ceux qui travaillent sur des sites de contenu, qu’ils soient chefs de projet, développeurs ou journalistes.

Pour l’occasion, un logo tout neuf a été crée, ce qui a donné lieu à un toilettage en règle du logo de Café Référencement, accompagné d’un petit lifting du design des deux blogs (ce qui n’était pas un luxe…).

Pour ce lancement, vous trouverez toute une série d’articles relatifs à une passionnante et riche conférence que Google a donnée à New York fin juillet et à laquelle tous les plus grands acteurs des médias US ont participé : le Google for Media Summit. On aimerait bien un évènement de même envergure et d’aussi haut niveau en France.

A venir dans ces prochaines semaines : du marketing mobile, du storytelling avec les outils Google, de la génération d’audience avec Google+, mes recommandations pour tirer parti des Facebook et Twitter Ads et bien d’autres choses encore.

Alors voilà, je vous souhaite la bienvenue sur Café numérique. J’espère que cela vous plaira, n’hésitez pas à m’envoyer remarques, commentaires et suggestions d’articles dans les commentaires ci-dessous.