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UX / UI Design

Flat Design, Material Design, Design thinking : qu’est ce que c’est ?

Le Flat Design

Popularisé par Apple dès 2012, il s’agit d’une véritable philosophie de conception graphique pour les interfaces numériques, basé sur l’épure et le refus du SKEUmorphisme qui prévalait jusqu’alors. Le SKUMorphisme, c’est l’imitation des objets de la vie réelle sur un écran (effets de carnet à spirale, de cuir,…) que l’on a vu pendant longtemps dans les interfaces Apple, et qui a totalement disparu à présent que Jony Ive est à la tête à la fois du Design Materiel et logiciel d’Apple

Le Flat Design a également signé le grand retour de la typographie, qui avait été jusqu’alors absente des interfaces web, principalement à cause de limitations techniques. A présent on peut « embarquer » à peu près n’importe quelle police sur un support web, ce qui a permis à de nouvelles envies graphiques de se faire jour.

Les principales caractéristiques de ces interfaces sont : les effets de transparence, les filtres sur les photos, des couleurs douces et/ou très travaillées et surtout une absence totale de relief et d’effet de profondeur.

Il suffit de comparer les interfaces d’iOS6 et d’iOS7 pour comprendre qu’une très grand changement conceptuel a eu lieu.

ios6_ios7_home_screens

Pourquoi un tel « raz de marée » autour du Flat Design ? Geoffrey Dorne, designer et créateur de Design & human l’explique ainsi :

« A l’époque où l’on découvrait les écrans tactiles, il fallait sur-signifier les boutons, montrer qu’ils sont cliquables… Aujourd’hui un bouton avec un rectangle avec un pictogramme, on sait que c’est cliquable. Aujourd’hui, il suffit de signifier seulement. »

Les limites du Flat Design sont toutefois d’ordre ergonomiques : si l’on va trop loin dans l’épure, l’interface peut devenir incomprehensible, et on peut perdre complètement l’affordance.

Une partie des inconvénients du Flat Design sont en fait résolus avec Material Design, qui passe à l’étape de la mise en oeuvre maitrisée.

Le Material Design

Contrairement au Flat Design, il ne s’agit pas d’une philosophie, mais de guidelines de conception fonctionnelle et graphiques extrêmement détaillés et qui ne laissent aucune place à l’imagination : le moindre filet, le moindre message d’erreur est ainsi spécifié ! Les premiers exemples d’interfaces Material Design sont des applis pour Androïd et Chrome. L’exemple le plus parlant est sans doute l’application Google Maps. Flat et Material Design ne sont pas fondamentalement opposés mais cependant très différents. Ainsi, le principe fondateur du material design est que le mouvement, les transitions et les effets visuels doivent être les plus proches possibles de ce dont on peut avoir l’expérience dans la vie réelle.

« Our material is grounded in tactile reality, inspired by our study of paper and ink, yet open to imagination and magic » – Matias Duarte, VP of Design at Google

La base du material design sont l’encre et le papier pour aboutir à une sorte de « matière numérique » qui va réagir comme une feuille ou un tissu : toucher, feuilletage, navigation par cartes que l’on pose dessus ou dessous, qu’on empile ou qu’on met en accordéon. Il y a aussi les marges, les blancs, les grandes typo,… Bref, tout ce qui a fait les grandes heures de la presse papier depuis 60 ans.

Un des autres grands principes, ce sont les aplats de couleur vive. Mais pas n’importe lesquelles. La palette de couleurs a déjà été définie très précisément par Google, là encore, peu de place à l’improvisation.

On peut résumer le Material Design en 4 mots clés : Pas de transparence, couleurs vives, animations et relief – contrairement au Flat Design : couleurs plus douces, transparence, pas de relief.

Photo : Google
Photo : Google


 

Pour aller plus loin, la documentation officielle de Google est très bien faite

Le Design Thinking

Contre toute attente, avec le Design Thinking, on change assez radicalement de sujet. Le terme souffre en effet de beaucoup d’incompréhension à cause de la présence du mot « design », qui vient du fait que ce sont des agences de design qui ont commencé à le populariser. Mais il s’agit d’un concept bien plus large que le principe créatif, plutôt une méthode de conception produit. Le design Thinking, c’est penser un produit en partant de la problématique de l’utilisateur. A partir de cette problématique, la méthode vise à rassembler plusieurs compétences dans l’entreprise afin de trouver diverses solutions possibles et surtout envisageables en fonction de la structure et des moyens à disposition.

Une fois une solution choisie, le coeur de la méthode passe par le prototypage, suivi d’un test utilisateur puis de plusieurs itérations avant de valider ce qu’on mettra réellement en oeuvre. Derrière un terme à la mode, cela reste une méthode de conception itérative, basée sur l’étude de l’utilisateur…

Design-thinking-Process
Crédit photo : Createdu.org

Les plus

On délivre des produits qui correspondent vraiment au besoin utilisateur, on remet l’internaute au centre des préoccupations des concepteurs, on évite ce qu’on nomme couramment l’OPGS (l’Opinion du Plus Gros Salaire). On réduit les risques d’échec : le projet sans fin, le projet qui ne va plaire qu’à ses concepteurs, des couts démesurés pour des fonctionnalités jamais utilisées, etc.

Les moins

Etant donné qu’on réagit à ce que demande l’utilisateur, on risque d’être paradoxalement moins innovant ou en tout cas beaucoup moins disruptif que si l’on adopte une méthode de conception « Out of the Box ». Difficile d’inventer les usages de demain dont les utilisateurs d’aujourd’hui n’ont même pas idée…

Pour en savoir plus sur le Design Thinking, lire cette excellente synthèse

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Marketing mobile Nouveaux Ecrans

AdExchange sur iAd : une bonne nouvelle pour le marketing mobile !

Lancé en grande pompe en 2010, le produit publicitaire mobile d’Apple n’a jamais vraiment décollé. En cause : des conditions drastiques au lancement obligeant l’annonceur à passer par le studio de création d’Apple, le manque d’outils de suivi disponibles et le montant minimal de campagne d’1 million de dollars. Un paille…

Une autre limitation qui a très clairement freiné le développement d’iAd, c’est l’obligation de traiter en direct avec les équipes d’Apple, alors que la majorité des annonceurs sous-traitent le plus souvent leurs plans marketing à des agences qui gèrent pour eux la relation chronophage avec les plateformes.

4 ans plus tard, le nombre d’éditeurs d’applis mobiles ayant conscrit un contrat de régie chez Apple ne dépasse pas les 250 000 dans le monde. Même il s’agit le plus souvent de supports de grande qualité, les parts de marché de la régie iAd sont très faibles : moins de 3% du CA total de la publicité mobile dans le monde. Résultat : beaucoup d’emplacements restent vides, ce qui ne fait pas les affaires des éditeurs qui ne se bousculent pas au portillon. Et c’est bien insuffisant pour les ambitions du géant américain.

Mais cela pourrait changer très bientôt. En effet, Rubicon Project a annoncé qu’un accord venait d’être signé avec Apple pour la mise en place d’une plateforme de RTB. C’est une très bonne nouvelle pour les annonceurs, car avec ses supports de qualité, ses utilisateurs iTunes à haut revenu, ses 400 critères de ciblage et ses options de retargeting, Apple est une régie on ne peut plus attractive…

A l’heure où les marketeurs cherchent à présent des leviers pour générer du téléchargement de qualité tout en conservant un CPI convenable, iAd va se révéler très intéressant, même pour les petits budgets, et constituer une vraie alternative aux Facebook et Twitter Ads qui montaient fortement en puissance ces derniers mois dans les plans marketing.

C’est un revanche une moins bonne nouvelle pour les sites support, qui vont certes augmenter leur inventaire, mais voir dans le même temps baisser drastiquement leur CPM moyen. Pas sûr qu’ils s’y retrouvent tant que ça…

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Marketing mobile Nouveaux Ecrans

Promouvoir une appli mobile : 15 conseils pour réussir

Emerger sur les stores est devenu de plus en plus compliqué. Les places sont chères et les budgets pas extensibles. Alors comment y parvenir ? Le plus souvent, en mêlant astuces et bon sens, et en mixant les techniques classiques éprouvées et les nouveaux leviers web et mobile. L’objectif final : en mêlant les moyens gratuits et les moyens payants, on optimise ses budgets de campagnes et on fait baisser son cout moyen par installation (ou CPI). Lors des Appdays 2014, la conférence annuelle des développeurs et marketeurs de l’industrie du mobile, nous avons eu l’occasion mon ancienne consoeur de Radio France Solenn Mazuet et moi-même de présenter les principaux leviers que nous avons activé pour accompagner le lancement de plusieurs applis pour la groupe Radio France, dont j’étais jusqu’à cet été Directrice Marketing & Opérations.

Earned, owned, paid et shared

La stratégie gagnante, c’est d’activer dans son mix marketing mobile 4 types de leviers.

Earned, Owned, Shared, Paid : les 4 leviers d'un bon mix marketing mobile
Earned, Owned, Shared, Paid : les 4 leviers d’un bon mix marketing mobile

– Owned : les supports que l’on possède directement ou indirectement. Site internet, plaquettes et supports de communication, appli mobile, profils sociaux, emplacements « physiques » déjà acquis ou déjà payés ans le cadre d’une autre opération

– Earned : les supports que l’on peut acquérir via des actions de communication. Retombée presse, articles de blogs

– Paid : les supports que l’on paie. RTB, social Ads, Adwords, publicité display, affiliation, etc.

– Shared : les supports de partages sociaux. Tweets d’influenceurs et d’ambassadeurs de marque, bouche à oreille, liens depuis des sites ou des blogs

15 conseils pour générer beaucoup de téléchargements pour votre appli

1. Préparer en amont un « Kit promo »

Avoir à sa disposition tous les textes, formats publicitaires, visuels ou vidéo de promo avant la publication de l’appli

2. Faire feu de tout bois

Toute action de communication, tout plan déjà prévu quelque soit son usage peut servir à promouvoir votre appli. Vous avez déjà prévu un flyer pour promouvoir un évènement ? Insérez un encadré de promotion de votre appli avec un lien court type bitly

3. Feu sur l’autopromo

Programmez de l’autopromo display (en ciblant finement, comme pour une campagne payante) sur tous vos supports numériques ou physiques

4. La vidéo de démo n’est pas une option

Elle est incontournable pour votre visibilité sur les plateformes vidéo, pour les partages sociaux et aussi pour votre page appli sur les stores. L’humour est un plus si votre marque s’y prête et que ce n’est pas une « posture » vide de sens. Exemple ici avec la vidéo de démo de l’appli France Bleu foot, présentée par Jacques Vendroux, gâteau irlandais inclus :-).

 

5. Créer un site ou une page dédiée pour votre appli

Et mettez là en valeur par des rebonds sur le site. Linkez-là pour qu’elle se positionne en SEO. Il existe des tas d’outils gratuits ou pas chers pour cela : des outils pour créer une page comme Landr ou des thèmes WordPress tout prêts.

6. Soignez vos pages sur les stores

Elle doivent être lisibles, démontrer les bénéfices produit de votre app. Mettez un soin tout particulier à la réalisation de vos screenshots qui sont cruciaux pour la conversion.

7. Faites de l’ASO ou App Store Optimisation

C’est l’équivalent du SEO, mais pour les applications. 50% des téléchargements sur un store se font via le moteur de recherche interne de celui-ci, alors cela vaut la peine de se pencher sur la question… Post à lire sur Café Référencement pour tout savoir sur l’ASO

8. Pratiquez l’AB testing

L’AB testing dans l’appli c’est cher, mais on peut AB tester son icône, ses screenshots, son texte de présentation et d’autres choses à moindre frais avec un peu d’astuce.

9. N’oubliez pas les blogs spécialisés

Les blogs spécialisés sont très influents en recommandation d’apps. Ne les oubliez pas, et oubliez le blabla marketing pour vous adresser à eux.

10. Inscrivez-vous à des concours d’applis

C’est une autre manière de communiquer et de générer du buzz autour de votre appli.

11. Communiquez avec Apple au bon moment pour espérer un featuring

Il est très compliqué d’être sélectionné par Apple mais pas impossible, à condition de les informer 3 semaines avant le lancement de votre app et de leur envoyer toutes les informations requises.

12. Utilisez les leviers payants

Les adwords, adsense, Facebook ou Twitter Ads peuvent être très efficaces pour générer de l’installation. Admob et iAd aussi. Un mot d’ordre : tester.

13. Viralisez via la Twitter App Card

L’app Card Twitter, c’est gratuit et le taux de clic est très bon. A ne pas oublier…

14. Mettez vos covers sociales aux couleurs de votre appli

La cover est publiée dans le newsfeed sur Google+ et Facebook, sans oublier que beaucoup utilisez Twitter en version web. A ne surtout pas oublier donc…

15. N’oubliez pas la Smart App Banner

Elle permet d’afficher un bandeau proposant le téléchargement de votre appli depuis votre site web, lors de la consultation sur iPhone et iPad. Ca serait dommage de s’en passer… Plus d’infos sur le site d’Apple.

Retrouvez le détail de ces 15 conseils et plus encore dans le support de la conférence et dans une interview sonore réalisée lors des Appdays

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Nouveaux Ecrans UX / UI Design

Ergonomie et conversion sur mobile : les bonnes pratiques

Cet article est la seconde partie du compte rendu de l’App Strategy Workshop qui s’est tenu le 25 septembre dernier à Paris. J’ai eu le plaisir d’animer une table ronde sur l’expérience utilisateur des applications mobiles, à laquelle ont participé Vincent Roussilhon de Blablacar, Louis Rouffineau de La Company, Edouard Andrieu du Monde.fr, et Moritz Daan de Soundcloud. Ces spécialistes, en charge du Product Management dans leur entreprise et passionnés d’UX et d’UI ont partagé avec la salle beaucoup de points de vue et d’informations intéressants sur leur manière d’envisager l’ergonomie et la conversion sur mobile.

L’A/B testing sur mobile

L’AB testing commence à être très répandu et très utilisé sur les sites web. Il existe de nombreuses solutions sur le marché et la quasi totalité des ecommerçants l’utilisent pour optimiser leur taux de conversion. Les medias s’y sont mis aussi, mais plus récemment. Qu’en est-il sur le mobile ? Pour Louis Rouffineau de La Company, il y a encore un manque de maturité en la matière sur le marché français. Il est vrai que la mise en place d’un AB test sur mobile n’est pas aussi aisé que sur le web. C’est encore un SDK de plus à installer, paramétrer et tester. Les coûts et les délais font encore reculer nombre de clients.

Côté Blablacar, on assume ne pas être encore très bon en la matière. Mais c’est une priorité pour 2015, en particulier sur tout ce qui touche à ce que l’on nomme l’ On boarding qui est crucial pour l’adoption de l’app. Qu’est ce que l’ On boarding ? Ce sont les écrans de tutoriel qui s’affichent à la 1ère ouverture d’une application que vous venez de télécharger et qui vous expliquent comment l’utiliser. Même son de cloche au Monde, où l’on prévoit de mettre en oeuvre des tests AB pour la partie abonnement numérique en 2015.

Chez Soundcloud, on a intelligemment contourné le problème des couts d’implémentation techniques d’une solution AB testing en testant via Adwords l’icône de l’appli et les screenshots. Cela semble si évident, mais il fallait y penser !

Crédit photo : Soundcloud
Comment Soundcloud AB teste son icône et ses screenshots via des annonces Adwords – Crédit photo : Soundcloud

Rétention et fidélisation des mobinautes

C’est l’un des grands enjeux pour les développeurs d’applications. En effet, un téléchargement coûte cher (entre 1 et 4 euros). Pour rentabiliser son investissement, il faut arriver à transformer les mobinautes en utilisateurs réguliers. Sur des supports de contenu comme Le Monde ou Soundcloud, le principal levier est clairement le push notification. Plus de la moitié des mobinautes les autorisent, c’est donc une base contactable considérable. En revanche attention à l’excès, trop de pushs conduit à la suppression de l’autorisation par l’utilisateur ; voire à la désinstallation pure et simple de l’application. C’est pour cette raison qu’au Monde, c’est la rédaction qui décide ce qui sera pushé et quand.

Mais les notifications ne servent pas qu’à la génération d’audience. Chez Blablacar par exemple, on les utilise essentiellement pour la qualité de service. L’objectif est pour eux d’améliorer l’expérience utilisateur en fournissant la bonne information au bon moment via une notification. Le push n’est pour autant pas toujours la panacée. Selon Louis Rouffineau, le SMS est parfois plus efficace et moins couteux. Les techniques marketing traditionnelles ont donc encore du potentiel sur mobile…

Un autre moyen de générer de l’audience à peu de frais, ce sont bien sûr les partages sociaux. Pour augmenter la partageabilité, l’ergonomie des boutons est cruciale. Soundcloud a beaucoup travaillé cet aspect dans son player, entièrement revu pour être plus épuré. Moins de boutons et des libellés simples, ce sont autant de chances d’augmenter les signaux sociaux.

Gérer l’attente

L’attente sur mobile… cette plaie que nous vivons quotidiennement selon la qualité de notre connexion réseau, en particulier dans les transports. Si les développeurs d’applications ne peuvent pas faire grand chose pour accélérer la connexion, ils peuvent cependant arriver à distraire un peu l’internaute et à donner l’impression au mobinaute que le temps plus vite.

Sur ce point, Louis Rouffineau est catégorique : la meilleure pratique est de charger la structure vide afin que le contenu y apparaisse au fur à mesure du chargement, et surtout de ne pas mettre de splash screen en ouverture, à moins que l’on n’aie des contraintes techniques imposant cet état de fait. Même son de cloche chez Blablacar où l’on a supprimé l’écran d’accueil depuis un moment et ou l’on travaille sur la taille de l’application au global, afin qu’elle prenne le moins de place possible dans le téléphone. Il est vrai que lorsqu’on a besoin d’espace disque, on s’attaque en premier aux applis les plus gourmandes…

Chez Soundcloud, on a gardé le splash screen, mais un très gros travail d’optimisation technique sur le chargement a été réalisé pour qu’il ne s’affiche quasi jamais. Et effectivement, je ne l’ai personnellement quasi jamais aperçu. Une belle performance car l’application charge quand même des fichiers sons, plutôt plus lourds que du texte.

Dans le secteur média, l’écran d’accueil reste cependant la norme, et Edouard Andrieu du Monde nous explique pourquoi : il est indispensable pour masquer le chargement de l’interstitiel publicitaire. Il sert également à charger en arrière plan les premiers contenus mis à jour, afin qu’à l’ouverture de l’application on puisse proposer au lecteur les contenus les plus frais possibles.

Sur la question de la gestion de l’attente sur mobile, je vous recommande l’excellente présentation d’Amélie Boucher à Paris Web 2013 qui résume tout ce que l’on peut faire pour améliorer la perception de l’internaute de l’attente sur mobile.

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Nouveaux Ecrans UX / UI Design

Expérience utilisateur et design des apps mobiles : comment ne pas se tromper

Lors de l’App Strategy Workshop le 25 septembre dernier à Paris, j’ai eu le plaisir d’animer une table ronde sur l’expérience utilisateur des applications mobiles, à laquelle ont participé Vincent Roussilhon de Blablacar, Louis Rouffineau de La Company, Edouard Andrieu du Monde.fr, et Moritz Daan de Soundcloud. Ces spécialistes, en charge du Product Management dans leur entreprise et passionnés d’UX et d’UI ont partagé beaucoup de points de vue intéressants sur les dernières tendances du marché en terme d’expérience utilisateur et de design.

Flat Design : Est-ce toujours une bonne idée ?

C’est LA tendance actuelle en terme de design, particulièrement sur mobile, popularisée par Apple, puis par Google et par Microsoft, dans des versions aux esprits à la fois proches et éloignés. Un principe est cependant commun : en finir avec le SKUmorfism, singeant les objets de la vie réèlle et dont les deux exemples les plus emblématiques sont selon moi iBooks et Notes sur iOS.

skeuomorphism-iBooks-iOS
A gauche, l’effet « carnet à spirales » de l’appli Notes sur iOS. A droite, l’effet rayonnage de bibliothèque pour l’appli iBooks, également sur iOS.

Place au minimalisme et aux aplats de couleur, aux interfaces « clean » et élégantes. Mais gare au risque de passer à l’excès inverse, un design tellement clean qu’il devient absent et conduit l’internaute à ne plus savoir comment utiliser l’interface. iOS7 a clairement dépassé cette mince frontière. Je vous suggère la lecture du TumblR UX critique qui décortique tous les aspects problématiques du flat design sur iOS7.

flat-design-examples

Ma première question au panel d’experts a donc été de savoir si le Flat Design leur posait des problèmes d’usabilité. Pour Edouard Andrieu, en charge du mobile au Monde, le Flat Design a en fait été un véritable « mieux » pour l’expérience utilisateur et il n’a noté aucune problématique particulière sur ce sujet.
Même retour d’expérience de Moritz Daan de Soundcloud qui a insisté sur le minimalisme : clarifier l’interface rend l’expérience plus agréable pour l’utilisateur, qui est perdu si on lui propose trop d’informations ou de fonctionnalités au même moment. Il semble donc que depuis les debuts du « flat », une vraie appropriation ait eu lieu qui a permis au meilleur des deux mondes d’émerger : lisibilité et facilité d’utilisation.

Vincent Roussilhon de Blablacar alerte tout de même sur les risques d’impact négatif sur la conversion globale et recommande de travailler fortement la signalétique, les formulaires et les boutons. Quelques effets d’ombre peuvent également, à certains moments, rester utiles selon lui.

Swipe, scroll, hamburger menu : bonne pratique ou catastrophe ergonomique ?

Une autre grande problématique lorsque l’on designe une appli, ce sont les gestes propres au tactile, comme le slide vertical pour rafraichir ou le swipe (ou glissement horizontal) pour afficher des fonctions masquées. Faut-il les utiliser (c’est tendance et on tire ainsi pleinement parti des possibilités offertes par le tactile) ou les éviter ? La représentation du menu sous forme de 3 traits empilés, comme un burger (le carré rouge en haut à droite de l’image un peu plus bas) pose aussi par mal de questions, car quelle autre solution pour afficher un menu dans un espace aussi petit ?

Swipe, slide, Tap & Hold

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Le scroll vertical (ou sliding) du haut vers le bas pour rafraichir une liste : l’exemple de la timeline de l’appli Twitter

Pour Louis Rouffineau, fondateur de l’agence LaCompany et qui développe des applis depuis plusieurs années pour des clients variés, si le swipe marche pour les listes car cela reste intuitif, le risque que l’internaute active ces fonctionnalités par erreur reste fort dans à peu près tous les cas. Il recommande plutôt l’utilisation du « Tap & Hold » (un appui prolongé du doigt avant déplacement horizontal ou vertical) mais précise qu’il vaut mieux, dans tous les cas, doubler le swipe d’un second accès plus « évident » via texte ou icône.

Vincent Roussilhon de Blablacar enfonce le clou en déconseillant fortement l’usage de ces gestuelles si l’on veut que l’appli puisse être facilement utilisable par « Madame Michu ». Edouard Andrieu du Monde est un peu plus nuancé, il précise que ces gestuelles ne sont pas forcément problématiques si l’on a bien travaillé les explications au moment de « l’On Boarding » (les écrans de tutoriel à la première ouverture) et des info bulles explicatives dans les premiers jours de l’utilisation, en contexte. Pour autant, sur l’appli du Monde aussi, les actions de swipe sont doublées d’un autre accès par un système de « cartes » afin de s’assurer que tous arrivent à naviguer correctement.

Chez Soundcloud, c’est le même principe, Moritz Daan nous précise que les actions de swipe sont doublées par un autre moyen de navigation.

swipe-hamburger-menu
A gauche, l’écran de fermeture d’iOS7 : il faut glisser vers la droite pour éteindre. A droite, un menu de navigation masqué derrière un « hamburger menu ».

Le Hamburger menu

Tous les membres du panel étaient d’accord pour dire que, si ce n’était pas la solution idéale, ils n’avaient encore pas trouvé d’alternative valable au hamburger.

Pour Louis Rouffineau, c’est plutôt un bon début mais sûrement pas une bonne fin : on y met en général tout ce que l’on n’a pas su placer ailleurs ou qui ne méritait pas d’être montré directement sur l’écran principal. Dans certains cas, il vaut mieux tout simplement ne pas mettre de hamburger du tout et tout afficher directement. C’est le cas par exemple d’une application que La Company a réalisée pour l’hôtel Ritz. Lorsque c’est servitiel, a fortiori dans l’univers du luxe, on ne peut pas courir le risque que le client n’arrive pas à utiliser une fonction. On affiche donc tout directement.

Chez Blablacar, on n’a mis de hamburger menu que sur l’appli Android, et on est convaincu que cela ne peut pas être le seul moyen de navigation.

Au Monde, la question du menu a crée un assez gros mouvement de protestation des internautes sur les stores lors du lancement de la nouvelle version de l’appli. En juin dernier. Les critiques se sont cristallisées autour de la disparition du menu. Ce qui est intéressant, c’est que Le Monde avait effectué un test utilisateur en amont, n’ayant pas révélé une quelconque gène des internautes et également une étude analytics montrant un très faible usage du menu. Le supprimer semblait donc plutôt une décision rationnelle et peu risquée.

Mais voilà, la présence du menu peut être un véritable élément de réassurance, un point d’ancrage. Peu utilisé certes, mais indispensable pour autant. Edouard Andrieu a également précisé que lorsque l’on a un très grand nombre d’utilisateurs, on ne peut pas avoir en test un panel à 100% exhaustif, représentant tous les usages minoritaires et qu’un très petit nombre de mécontents peuvent faire de gros dégâts en terme de notations sur les stores. Pendant l’été, Le Monde a remis en place le hamburger menu, et les notes sont remontées (La version actuelle dispose effectivement d’une note de 4 étoiles).

Chez Soundcloud, pas de Hamburger, mais plutôt une navigation au clic avec ou sans bouton d’action (le « hide » en bas à droite de la capture ci-dessous permet de masquer le player plein écran et de revenir à la home). Une attention toute particulière a été portée sur le player qui est la fonctionnalité la plus importante de l’appli. Le choix a été fait de masquer certaines fonctions afin de mettre en exergue le plus important, l’expérience, et le son.

Un tap pour faire "Play", un tap pour fair "Pause". Le bouton pause a disparu, mais le bouton Play lui reste visible. Le sharing est masqué derrière un bouton "More".
Un tap pour « Play », un tap « Pause ». Le bouton pause a disparu, mais le bouton Play lui reste visible. Le sharing est masqué derrière un bouton « More ».

La suite du compte rendu de cette conférence dans ce second article, ou l’on évoqueles 3 autres sujets brûlants pour les concepteurs d’applis :

– A/B Testing : quoi et comment tester ?
– Rétention : notifications et social sharing, comment ne pas aller trop loin ?
– Temps d’attente : comment le gérer au mieux ?

Lire l’article : Ergonomie et conversion sur mobile : les bonnes pratiques

N’hésitez pas à enrichir ce post par vos retours d’expérience en utilisant les commentaires.

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Produit

Quelle stratégie produit pour un site média aujourd’hui ?

Lors du Google for Media Summit de New York en juillet dernier, des représentants du New York Times, de Vice Media, de ABC News et de Time magazine ont donné leur vision de ce que doit être une bonne stratégie produit pour un site de contenus. Voici ce qu’il faut en retenir.

Un site média, c’est 50% éditorial et 50% produit

Joe Ruffolo, Senior VP de ABC News Digital a résumé ainsi sa stratégie : pour lui, un support media, c’est 50% produit et 50% éditorial.

Lors de la fusillade à l’aéroport de Los Angeles, qui a été une actualité très forte, générant beaucoup d’audience, ils se sont rendu compte qu’il y avait bien plus d’internautes suivant le streaming live sur leur mobile que sur un PC.
La stratégie mobile de ABC News, c’est de actualité textuelle le matin, l’après-midi du texte et de la vidéo, et le soir, encore plus de vidéo. L’étape d’après sera de personnaliser l’affichage de l’information sur mobile. La géolocalisation des contenus sera cruciale demain (je suis convaincue qu’il faut commencer à geotagguer les contenus aujourd’hui).

Du mobile, et encore du mobile

La dernière refonte du Time Magazine s’est concentrée sur les articles courts (400 caractères) et le mobile. On pourrait résumer cela à une offre « snacking », particulièrement adaptée pour un usage en mobilité. Ce qui est intéressant, c’est que jusqu’à présent, même sur le hard news, on produit plutôt des articles entre 800 et 1200 caractères, destinés à être indexés dans Google Actualités. Time est sûrement le 1er site de news à infléchir autant sa stratégie pour se focaliser sur le hard news sur mobile, avec une navigation en scroll infini.

C’est pour eux un changement de direction très fort, puisqu’ils ne veulent plus être perçus comme un magazine, mais comme un site de hard news en 24/7. L’objectif de Callie Schweitzer, directrice de l’innovation au Time Magazine, c’est d’apporter aux gens l’information qu’ils ont besoin de connaître « à l’époque des Kardashians« , c’est à dire de l’infotainment.

Au New York Times, où le trafic mobile atteint déjà 60% du trafic total, on prend une voie différente qui consiste à segmenter l’offre et à proposer un produit spécifique pour les usages de consommation rapide en mobilité. Ils ont ainsi conçu un produit « mobile first » : NYT Now. C’est à l’heure actuelle leur seul produit capable d’attirer un lectorat jeune (34 ans en moyenne) selon Ben French, le directeur produit du New York Times.

L’éditorialisation est entièrement manuelle, avec une équipe dédiée qui renverse les codes journalistiques habituels : on se focalise sur ce que le lecteur veut et non pas sur ce que le journaliste souhaite lui dire. La création de ce produit a été l’occasion de briser le mur entre la rédaction et le business (évoqué longuement dans le rapport interne du New York Times sur l’innovation) pour travailler ensemble vers un même objectif. C’est une équipe pluridisciplinaire de 15 personnes (développeurs, designers, marketeurs et journalistes) qui a mené à bien le projet.

Source de l'image : New York Times
Source de l’image : New York Times

Depuis le lancement de l’app, plusieurs articles ont été publiés sur le sujet soulignant que cette stratégie, qui pourtant a du sens, est en fait un échec, avec seulement 32 000 abonnés. Les commentaires très négatifs des internautes au sujet de l’appli Messenger de Facebook vont dans le même sens. C’est peut-être encore un peu trop tôt, ou trop disruptif par rapport aux usages de la majorité des mobinautes.

Selon les représentants de Vice Media présents au Google for Media Summit, le mobile va augmenter les moyens d’accès à l’information et surtout décentraliser les moyens de production de l’information là où elle se passe ; raccourcissant par la même occasion le laps de temps entre le moment où un évènement se produit et le moment où le mobinaute la reçoit. A mon avis c’est un point sur lequel il faudra beaucoup travailler au niveau du produit : pouvoir adresser cette instantanéité dans les applications.

De la pub native sur mobile

Par soucis de générer le maximum d’abonnés sur ce nouveau produit, le New York Times a fait le choix de ne pas mettre de publicité display sur NYT Now. En revanche, on peut y trouver du publi rédactionnel et du native advertising qui sont, selon Ben French, beaucoup mieux tolérés que le display par les utilisateurs mobile.

Social Media et conversion

Le principal KPI suivi par Time est le taux d’engagement. La course aux fans a vécu, à présent il faut faire grandir la communauté qualitativement.
Au Time, ils estiment que c’est la responsabilité de tous et pas seulement de l’équipe social media : journalistes, marketing trafic et produit. Avec cette attitude volontariste, ils ont réussi à atteindre plus de 6 million de followers sur Twitter et à augmenter leur trafic social de 300% en un an. Plutôt impressionnant…

Leur meilleur tweet à ce jour a obtenu plus de 17 000 retweets.

Callie Schweitzer, du Time en est convaincue : pas de succès en social media sans travailler en terme de produit les fonctionnalités sociales des supports. Effectivement, lorsque l’on regarde les meilleures initiatives en ce domaine, c’est du produit qu’elles viennent, comme par exemple les citations « prêtes à tweeter » du New York Times 

Variation autour du thème du contenu tweeté : pouvoir Twitter la page, ou une citation à l'intérieur d'un article. Une tactique payante.
Variation autour du thème du contenu tweeté : pouvoir Twitter la page, ou une citation à l’intérieur d’un article. Une tactique payante.

Un travail approfondi sur les boutons sociaux est également indispensable pour augmenter son reach sur les réseaux sociaux. J’en parlerais un peu plus tard dans un post dédié. A ne pas négliger, l’emailing, qui aborde une seconde vie sur le mobile, et qui, bien marketé, peut produire des résultats assez incroyables… Et évidemment le SEO, qui reste le moyen le moins onéreux de générer de l’audience.

De nouvelles manières de raconter l’actualité

Mixer des tweets, un module de live, des embed divers, du texte, des photos et de la dataviz et les associer à une carte, c’est un moyen riche et très engageant de raconter l’actualité. Mais cela pose pas mal de problématiques produit et responsive design, car tous ces éléments s’affichent parfois mal ou pas du tout sur mobile. Alors que l’audience mobile des news commence à dépasser les 50% du total, ce n’est tout simplement plus possible.

Ces articles « mashups » doivent passer pour être efficaces par une vraie conception produit/UX/projet/IT en amont. C’est l’un des enjeux des années à venir.

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Conférence Google for Media New York : qu’en retenir ?

Google multiplie les initiatives à destination des media, aux USA bien sûr, mais aussi en France. L’intérêt de la conférence qui a réuni presque 300 journalistes à New York le mois dernier, c’est que plusieurs très grands medias américains y ont participé, dont le New York Times. On pouvait suivre la journée sur Twitter via le hashtag . Voici un résumé de ce qui m’a semblé le plus intéressant à retenir.

A propos du journalisme

Le journalisme a radicalement changé en 10 ans. Il passe aujourd’hui par l’éditing, le partage social, et le geocodage de l’information. Effectivement, avec l’avènement du mobile, être capable de proposer une information géolocalisée à l’internaute va devenir crucial… La concurrence pour les médias traditionnels augmente chaque jour, entre les blogueurs, le contenu généré par les utilisateurs et les marques qui se mettent aujourd’hui elles aussi à créer du contenu.

Dans cet océan d’information, la vérification de l’info, le « fact checking » va devenir primordial. Les médias historiques ont une carte à jouer sur ce terrain, et pas des moindres.

Google for media New York – 28 & 29 juillet 2014 – Source de l’image : Google for Media
Google for media New York – 28 & 29 juillet 2014 – Source de l’image : Google for Media

La bataille va se jouer sur le terrain du produit…

Jusqu’à il y a peu de temps, la notion de « produit » n’existait pas en média digital aux USA. Cela fait seulement 2 ou 3 ans que tous les groupes presse et audiovisuels outre atlantique ont massivement embauché en la matière. En France le retard est patent : pas un seul groupe média n’a pour le moment de directeur produit numérique.

Et pourtant, 50% du succès se joue sur le produit.

Lire : Quelle stratégie produit pour un site média aujourd’hui ?

…Se poursuivre sur celui de l’analytics

Le constat un peu amer que font beaucoup de data analysts travaillant sur des sites média c’est qu’au delà de tagguer les sites et de compter les pages, il ne se passe pas grand chose autour de la business intelligence et du développement de l’engagement. C’est justement le cheval de bataille du directeur News Analytics du New York Times…

Lire : Digital analytics, de la métrique à l’engagement : l’exemple du New York Times

…Pour se terminer sur celle de la vidéo et de l’acquisition d’audience

Les carrefours d’audience que sont aujourd’hui les plateformes de vidéo et les réseaux sociaux sont les passages obligés pour tous les sites de contenu s’ils veulent acquérir de l’audience et fidéliser leur public. En la matière, les Etats Unis ont beaucoup d’avance sur la France, aussi les conseils de Valérie Streit, en charge du développement des audiences news et politique chez Youtube sont précieux pour tirer parti de la plus grosse plateforme vidéo au monde.

Lire : Tirer parti de Youtube pour développer son audience

Ressources Google for Media :

Google propose un certain nombre de ressources à destination des journalistes, éditeurs et chefs de produit pour tirer au mieux parti de leurs outils.

Google Media Tools (en français)
Google+ for Media (en anglais)
Youtube for Media

Aide mémoire de tous les outils disponibles pour les journalistes :

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Faire du data storytelling grâce à Google Maps

Lors du Google for Media Summit à New York fin juillet dernier, Google a présenté aux journalistes et éditeurs de sites média présents un bon nombre d’exemples d’utilisations de Google Maps, Earth et Street view pour enrichir l’expérience journalistique sur leurs supports.

Proposer un avant/après :

– Google Maps : les vues street view sont à présent historiées. Pour y accéder, il suffit de cliquer sur l’icône de l’horloge pour accéder à l’historique classé par date.

Le Washington Post l’a utilisé de manière intéressante pour un article sur le développement urbain.

"Stunningly rapid urban development, seen through Google Street View" - A lire et à voir sur leWashington Post
« Stunningly rapid urban development, seen through Google Street View » – A lire et à voir sur leWashington Post

– Google Earth : montrer des changements au fur et à mesure du tels (par exemple la déforestation) via les images des 40 satellites de Google Earth Engine.

Trouver des chiffres sur la politique internationale

– Le compte Twitter Google Politics fournit un grand nombre de données et de la data visualisation :

Un partenariat va être mis en place avec Youtube pour proposer des vidéos en relation avec les élections couvertes par @GooglePolitics – Google Trends fournit à présent également des dataviz.

Un bon exemple d’utilisation de la dataviz pour proposer un format journalistique riche, c’est le projet Corridor Scope qui suit l’activité sur la pointe sud de Manhattan.

Corridor-scope

Réaliser des visuels panoramiques à 360°

– Via un pareil Android et Street Sphere, on peut prendre une vue à 360° et l’envoyer sur son compte Google. Un outil assez bluffant qui ouvre la voie à beaucoup de créativité.

google-photo-sphere

 

Tous les outils Google pour faire du storytelling en un seul endroit

Google a rassemblé tous ses outils pour faire du storytelling à base de ses outils sur le site GeoMediaLab. A présent, vous n’avez plu qu’à vous lancer !